Archives Mensuelles: février 2009

manger ou être mangé

predator//prey, wolf > bunny, Olivia Verdugopredator//prey, owl > mouse, Olivia Verdugo Fffound

EDIT : Pour une raison inconnue les.gifs ne fonctionnent pas… J’y travaille. Cliquez ici pour les voir.

helium smiles

Smiley Cloud, Stuart Semple, 2009

HappyCloud

Tate Modern, Bankside

25th February 2009

photo © Ellis Scott

I just wanted to make a piece of work that would cheer people up a bit. I’ve had enough of the doom and gloom in the air and I wanted to show something completely positive floating up to the sky. This was the most straight forward way I could think of to literally contribute something happy to the atmosphere. I’m hoping it might put a smile on a few people’s faces as they go through their day. I’m also keen to help people remember that the success of British cultural industries is relatively new, the Tate itself wasn’t there a decade ago. I believe these cultural industries have been hugely important in the re-juvination of parts of the city, and a very wholesome and important contributor to the economy. I know at times like this it’s easy to make creativity a low priority but I want to show that on a very human level an artistic idea might be able to do something important even for a fleeting moment.

-Stuart Semple, 2009

merci todayandtomorrow



l’autre et moi

Richard Renaldi, série Touching Strangers, Lindsay and Mark, 2007, nycRichard Renaldi, série Touching Strangers, Carlos and Alex, 2007, nycRichard Renaldi, série Touching Strangers, Lotte and Yun Jiem, 2007Richard Renaldi, série Touching Strangers, Ilene and Loria, 2007, nycRichard Renaldi, série Touching Strangers, Mark and Eric, 2008Article plus complet sur ZoumZoum.

being a mother

Katharina Bosse, extrait de a Portrait of the Artist as a Young Mother

" La Loi de la Jungle, qui n’ordonne rien sans raison, défend à toute bête de manger l’homme, sauf lorsqu’elle tue pour montrer à ses enfants comment on tue, auquel cas elle doit chasser hors des réserves de son clan ou de sa tribu. La raison vraie en est que meurtre d’homme signifie, tôt ou tard, invasion d’hommes blancs armés de fusils et montés sur des éléphants, et d’hommes bruns, par centaines, munis de gongs, de fusées et de torches. Alors tout le monde souffre dans la jungle… La raison que les bêtes se donnent entre elles, c’est que, l’homme étant le plus faible et le plus désarmé des vivants, il est indigne d’un chasseur d’y toucher. Ils disent aussi — et c’est vrai — que les mangeurs d’hommes deviennent galeux et qu’ils perdent leurs dents.

Le ronron grandit et se résolut dans le « Aaarh ! » à pleine gorge du tigre qui charge.

Alors, on entendit un hurlement — un hurlement bizarre, indigne d’un tigre — poussé par Shere Khan.

— Il a manqué son coup, dit Mère Louve. Qu’est-ce que c’est ?

Père Loup sortit à quelques pas de l’entrée ; il entendit Shere Khan grommeler sauvagement tout en se démenant dans la brousse.

— L’imbécile a eu l’esprit de sauter sur un feu de bûcherons et s’est brûlé les pieds ! gronda Père Loup. Tabaqui est avec lui.

— Quelque chose monte la colline, dit Mère Louve en dressant une oreille. Tiens-toi prêt.

Il y eut un petit froissement de buisson dans le fourré. Père Loup, ses hanches sous lui, se ramassa, prêt à sauter. Alors, si vous aviez été là, vous auriez vu la chose la plus étonnante du monde : le loup arrêté à mi-bond. Il prit son élan avant de savoir ce qu’il visait, puis tenta de se retenir. Il en résulta un saut de quatre ou cinq pieds droit en l’air, d’où il retomba presque au même point du sol qu’il avait quitté.

— Un homme ! hargna-t-il. Un petit d’homme. Regarde !

En effet, devant lui, s’appuyant à une branche basse, se tenait un bébé brun tout nu, qui pouvait à peine marcher, le plus doux et potelé petit atome qui fût jamais venu la nuit à la caverne d’un loup. Il leva les yeux pour regarder Père Loup en face et se mit à rire.

— Est-ce un petit d’homme ? dit Mère Louve. Je n’en ai jamais vu. Apporte-le ici.

Un loup, accoutumé à transporter ses propres petits, peut très bien, s’il est nécessaire, prendre dans sa gueule un œuf sans le briser. Quoique les mâchoires de Père Loup se fussent refermées complètement sur le dos de l’enfant, pas une dent n’égratigna la peau lorsqu’il le déposa au milieu de ses petits.

— Qu’il est mignon ! Qu’il est nu !… Et qu’il est brave ! dit avec douceur Mère Louve.

Le bébé se poussait, entre les petits, contre la chaleur du flanc tiède.

— Ah ! Ah ! Il prend son repas avec les autres. Ainsi, c’est un petit d’homme. A-t-il jamais existé une louve qui pût se vanter d’un petit d’homme parmi ses enfants ?

— J’ai parfois ouï parler de semblable chose, mais pas dans notre clan ni de mon temps, dit Père Loup. Il n’a pas un poil, et je pourrais le tuer en le touchant du pied. Mais, voyez, il me regarde et n’a pas peur !

Le clair de lune s’éteignit à la bouche de la caverne, car la grosse tête carrée et les fortes épaules de Shere Khan en bloquaient l’ouverture et tentaient d’y pénétrer. Tabaqui, derrière lui, piaulait : — Monseigneur, Monseigneur, il est entré ici !

— Shere Khan nous fait grand honneur — dit Père Loup, les yeux mauvais. — Que veut Shere Khan ?

— Ma proie. Un petit d’homme a pris ce chemin. Ses parents se sont enfuis. Donnez-le-moi !

Shere Khan avait sauté sur le feu d’un campement de bûcherons, comme l’avait dit Père Loup, et la brûlure de ses pattes le rendait furieux. Mais Père Loup savait l’ouverture de la caverne trop étroite pour un tigre. Même où il se tenait, les épaules et les pattes de Shere Khan étaient resserrées par le manque de place, comme les membres d’un homme qui tenterait de combattre dans un baril.

— Les loups sont un peuple libre, dit Père Loup. Ils ne prennent d’ordres que du Conseil supérieur du Clan, et non point d’aucun tueur de bœufs plus ou moins rayé. Le petit d’homme est à nous… pour le tuer s’il nous plaît.

— S’il vous plaît !… Quel langage est-ce là ? Par le taureau que j’ai tué, dois-je attendre, le nez dans votre repaire de chiens, lorsqu’il s’agit de mon dû le plus strict ? C’est moi, Shere Khan, qui parle.

Le rugissement du tigre emplit la caverne de son tonnerre. Mère Louve secoua les petits de son flanc et s’élança, ses yeux, comme deux lunes vertes dans les ténèbres, fixés sur les yeux flambants de Shere Khan.

— Et c’est moi, Raksha (le Démon), qui vais te répondre. Le petit d’homme est mien, Lungri, le mien, à moi ! Il ne sera point tué. Il vivra pour courir avec le Clan, et pour chasser avec le Clan ; et, prends-y garde, chasseur de petits tout nus, mangeur de grenouilles, tueur de poissons ! Il te fera la chasse, à toi !… Maintenant, sors d’ici, ou, par le Sambhur que j’ai tué — car moi je ne me nourris pas de bétail mort de faim, — tu retourneras à ta mère, tête brûlée de Jungle, plus boiteux que jamais tu ne vins au monde. Va-t’en !

Père Loup leva les yeux, stupéfait. Il ne se souvenait plus assez des jours où il avait conquis Mère Louve, en loyal combat contre cinq autres loups, au temps où, dans les expéditions du Clan, ce n’était pas par pure politesse qu’on la nommait le Démon. Shere Khan aurait pu tenir tête à Père Loup, mais il ne pouvait s’attaquer à Mère Louve, car il savait que, dans la position où il se trouvait, elle gardait tout l’avantage du terrain et qu’elle combattrait à mort. Aussi se recula-t-il hors de l’ouverture en grondant ; et, quand il fut à l’air libre, il cria :

— Chaque chien aboie dans sa propre cour. Nous verrons ce que dira le Clan, comment il prendra cet élevage de petit d’homme. Le petit est à moi, et sous ma dent il faudra bien qu’à la fin il tombe, ô voleurs à queues touffues !

Mère Louve se laissa retomber, pantelante, parmi les petits, et Père Loup lui dit gravement :

— Shere Khan a raison. Le petit doit être montré au Clan. Veux-tu encore le garder, mère ?

Elle haletait :

— Si je veux le garder !… Il est venu tout nu, la nuit, seul et mourant de faim, et il n’avait même pas peur. Regarde, il a déjà poussé un de nos bébés de côté. Et ce boucher boiteux l’aurait tué et se serait sauvé ensuite vers la Waingunga, tandis que les villageois d’ici seraient accourus, à travers nos reposées, faire une battue pour en tirer vengeance !… Si je le garde ? Assurément, je le garde. Couche-toi là, petite Grenouille… ô toi, Mowgli, car Mowgli la Grenouille je veux t’appeler, le temps viendra où tu feras la chasse à Shere Khan comme il t’a fait la chasse à toi ! "

Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle – Les frères de Mowgli

Katharina Bosse via ZoumZoum

sculpture

wolf_1bigs3bigTrouvés aujourd’hui sur Fffound, Mashallah Design & Linda Kostowski.

a forest

Jolynn Krystosek, Untitled, 2007 paper 108 x 73 inch Le Scherenschnitt(e) est une pratique décorative traditionnelle suisse : exemples ici

Jolyn Krystosek

book lover & data romance

Frug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve MichaelisFrug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve MichaelisFrug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve MichaelisFrug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve Michaelis

Frug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve Michaelis

Frug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve MichaelisFrug, février 2009, Fabian Jochen Kanzler & Steve MichaelisFrug est un projet d’études mené par Fabian Jochen Kanzler et  Steve Michaelis. Livre ou bien écran?

Merci todayandtomorrow

<3 Atari <3

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omnia vincit amor

Margriet Smulders, Amor Omnia Vincit, détail, 2005, Cibachrome, 125 cm x 1100 cm. Baroque, aquatique, flamboyant, un paysage éclatant et factice, où les rainettes nagent entre les digitales, dans une eau plus bleue que nature.

L’image filmée complète ici, à voir!  >>  Amor Omnia Vincit@Margriet Smulders

Un merci renouvelé à  Iheartphotograph

Olivia Newton-John – Greensleeves

there is a crack in everything, that’s how the light gets in.

Katie Paterson, All the Dead Stars, 2009, detail Trevor Paglen, extrait de la série "The Other Night Sky"

Katie Paterson a compilé les quelques vingt-sept mille étoiles mortes comptabilisées par tous les physiciens, astronomes, chercheurs depuis l’Antiquité.Quant à Trevor Paglen, il a inventé un logiciel qui  répertorie le positionnement des satellites américains et permet de les photographier où qu’ils soient.

Chromatics – Running Up That Hill

Jeudi’s au Centre Pompidou

Demain soir entre 19h30 et 20h50, au Centre Pompidou, installations/performances des élèves de DSAA et BTS de l’ESAA Duperré. Ça peut être l’occasion de discuter, je serais en salle 34, au 4e étage. Peut-être à bientôt!

permanently frozen

Scarlett Hooft Graafland, extrait de la série You winter, let's get divorced, 2008Impossible de rédiger quoi que ce soit sur le travail de Scarlett Hooft Graafland, rencontrée l’an dernier à Hyères, tellement il me touche!

Article sur cette série paru dans Actuphoto

Kelly watch the stars – Air

a brand new one

Voici mon nouveau bébé : un blog de mode, plus simple, plus "direct", une moodboard qui regroupe des inspirations et des pièces de saison… J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le consulter que j’en ai à le concevoir!

headwear-omo-valley-africa

Synthèse soustractive mon amour

Lisa Oppenheim, Multicultural Crayon Displacement (Silver II), 2008 Orchestral Manoeuvres in the Dark – Electricity